Site icon

5 erreurs classiques sur un CV qui font perdre des entretiens d’embauche

5 erreurs classiques sur un CV qui font perdre des entretiens d’embauche

5 erreurs classiques sur un CV qui font perdre des entretiens d’embauche

Vous envoyez des CV, vous avez parfois des réponses, mais globalement les entretiens ne tombent pas aussi souvent que vous l’espériez. Dans beaucoup de cas, le problème ne vient ni de votre profil, ni du marché… mais de 5 erreurs classiques qui font fermer votre CV après 10 secondes de lecture.

En tant qu’ancien recruteur en cabinet, je peux vous garantir une chose : ces erreurs reviennent tous les jours, chez des juniors comme chez des cadres expérimentés. La bonne nouvelle, c’est qu’elles se corrigent rapidement, si vous savez exactement quoi changer.

Le CV « passe-partout » envoyé à tout le monde

C’est probablement l’erreur la plus fréquente : un seul CV pour toutes les offres, tous les secteurs, tous les postes. Résultat : un document tiède, où le recruteur ne voit pas clairement en quoi vous correspondez à SON besoin.

Dans un cabinet, nous recevions des dizaines de CV par jour. Ce qui faisait la différence ? Les CV où, en 5 secondes, on comprenait :

Un CV générique envoie le message inverse : « Je postule partout, à tout, sans priorité. » Et un recruteur n’a pas le temps de deviner là où vous pourriez convenir.

Quelques signaux typiques d’un CV trop généraliste :

À l’inverse, un CV ciblé pour un poste donné ressemble à ceci :

Non, cela ne veut pas dire recréer un CV complet à chaque fois. Cela veut dire adapter :

Si vous ne ciblez pas, vous multipliez les envois… mais vous divisez vos chances d’obtenir un entretien.

Un CV illisible : trop chargé, mal structuré, impossible à scanner

Deuxième grande cause d’abandon : le CV illisible. Les recruteurs passent en moyenne entre 20 et 40 secondes sur un CV en première lecture. Si on ne peut pas le « scanner » rapidement, il part en bas de la pile.

Trois problèmes reviennent en boucle :

Scénario typique :

Vous : « J’ai tout mis, tout expliqué, c’est super complet. »
Recruteur : « Je ne trouve pas son poste actuel, je ne vois pas les dates, je passe au suivant. »

Votre CV doit être lisible en diagonale. Concrètement :

Exemple de transformation d’un passage illisible :

Avant :

« Responsable de plusieurs projets digitaux, j’ai été amené à gérer des plannings, coordonner des équipes, gérer des budgets, suivre les prestataires, faire des reportings, former les utilisateurs, assurer la communication interne et externe, tout en respectant les délais impartis et la qualité attendue. »

Après :

Le fond est le même, la lisibilité n’a rien à voir.

Décrire des tâches… au lieu de montrer des résultats

Troisième erreur : le CV qui ressemble à une fiche de poste. Vous listez ce que vous deviez faire, mais pas ce que vous avez réellement apporté.

Différence :

Un recruteur ne cherche pas un exécutant de tâches, il cherche quelqu’un qui crée de la valeur. Même sans chiffres spectaculaires, vous avez forcément des éléments concrets à mettre en avant :

Exemples de reformulation :

Si votre CV ne montre pas l’impact de votre travail, il devient neutre… donc très facilement remplaçable par celui d’un autre candidat.

Les mots creux, le jargon et les qualités « fourre-tout »

Quatrième erreur : empiler les adjectifs flatteurs et le jargon à la mode. Sur le papier, ça brille. En réalité, ça n’aide pas le recruteur à se faire une idée de vous.

Quelques « classiques » vus des centaines de fois :

Le problème n’est pas d’être rigoureux ou motivé. Le problème, c’est que tout le monde l’écrit. Vous n’êtes donc pas différencié.

À la place, ancrez vos qualités dans du concret :

Exemples de réécriture :

Pour le jargon, posez-vous cette question : une personne extérieure à votre métier, mais intelligente, comprendrait-elle ce que vous faites en vous lisant ? Si la réponse est non, simplifiez.

Un CV efficace doit être compris :

Si vous noyez vos compétences dans des buzzwords, vous perdez tout le monde en route.

Les incohérences, trous non expliqués et infos douteuses

Cinquième erreur : donner l’impression que quelque chose cloche. Parfois le fond est bon, mais la forme déclenche des signaux d’alerte chez le recruteur.

Les principaux « drapeaux rouges » :

Exemple de trou problématique :

2019–2021 : Chargé de clientèle – Entreprise X
2017–2018 : Assistant commercial – Entreprise Y

Et rien entre 2018 et 2019. Le recruteur va se poser la question. Si vous ne dites rien, il imagine le pire. Votre rôle, c’est de piloter le récit de votre parcours, pas de laisser place aux suppositions.

Quelques manières simples d’assumer ces périodes :

Pour les diplômes, soyez clair :

Une erreur très fréquente : gonfler un titre de poste. Transformer « Assistant RH » en « HR Business Partner » parce que ça sonne mieux. Problème : à l’entretien, ça se voit immédiatement. Vous perdez en crédibilité, parfois définitivement.

Un CV n’est pas un exercice de fiction. Mieux vaut un parcours honnête, assumé, légèrement « bancal » mais cohérent, qu’un storytelling brillant qui s’effondre à la première question précise.

À quoi ressemble un CV qui donne envie d’appeler ?

Si on croise tout ce qu’on vient de voir, un CV qui décroche des entretiens a généralement ces caractéristiques :

Un recruteur devrait pouvoir répondre, rien qu’en lisant votre CV :

Si ce n’est pas le cas aujourd’hui, ce n’est pas votre profil qui est « mauvais ». C’est votre CV qui ne raconte pas la bonne histoire.

Trois actions à faire cette semaine pour améliorer votre CV

Pour ne pas rester au stade « bonnes résolutions », voici trois actions rapides et concrètes à faire dans les prochains jours.

Un CV ne décroche pas un poste, il décroche un entretien. En éliminant ces 5 erreurs classiques, vous ne devenez pas « le candidat parfait », mais vous redevenez visible, lisible, crédible. Et souvent, c’est exactement ce qu’il manque pour passer de candidatures silencieuses à des échanges concrets avec des managers et des recruteurs.

Quitter la version mobile