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90000 brut en net : combien cela représente vraiment sur votre fiche de paie ?

90000 brut en net : combien cela représente vraiment sur votre fiche de paie ?

90000 brut en net : combien cela représente vraiment sur votre fiche de paie ?

90 000 € brut par an, ça sonne bien sur une offre d’emploi. Mais une fois les cotisations et l’impôt passés par là, qu’est-ce que ça donne vraiment sur votre compte en banque ? Et surtout : est-ce un bon salaire pour votre poste, votre ville, votre niveau d’expérience ?

Dans cet article, on va décortiquer un 90 000 € brut/an « à la française », en regardant :

90 000 € brut, ça veut dire quoi concrètement ?

Quand un recruteur vous parle de « 90K brut », il parle presque toujours de rémunération brute annuelle, c’est-à-dire :

Dans la majorité des cas, 90 000 € brut/an, c’est simplement :

On va partir de cette base-là pour les calculs, puis regarder les variantes (13e mois, variable, bonus…).

De 90 000 € brut à net avant impôt : combien il reste vraiment ?

En France, entre le brut et le net, il y a les cotisations sociales salariales. Pour un salarié du privé, on peut retenir les ordres de grandeur suivants :

Sur un salaire de ce niveau, vous êtes quasiment toujours considéré comme cadre, donc prenons un taux moyen de 24 % pour illustrer.

Calcul rapide :

Sur l’année, ça vous donne :

Évidemment, ce n’est pas un chiffre absolu. Ça varie selon :

Mais dans la vraie vie, à 90K brut/an en CDI privé, vous tournerez autour de 5 500 € à 5 800 € net mensuel avant impôt.

Et après impôt sur le revenu, il reste quoi ?

C’est là que beaucoup de candidats se font surprendre. Depuis le prélèvement à la source, vous ne voyez plus un gros virement des impôts une fois par an, mais une ligne « impôt sur le revenu » tous les mois sur votre bulletin.

Pour estimer le net après impôt, on part du revenu brut imposable. En pratique, l’administration fiscale applique un abattement de 10 % pour frais professionnels sur votre revenu brut (sauf si vous choisissez les frais réels).

À 90 000 € brut, ça donne :

En utilisant le barème progressif actuel pour une personne seule, sans enfant, avec un seul revenu (situation standard pour l’exemple), on obtient un impôt annuel de l’ordre de :

En reprenant notre net avant impôt ≈ 5 700 € :

Donc, pour un célibataire sans enfant, 90K brut/an, dans la majorité des cas, c’est :

Maintenant, si vous êtes en couple, avec enfants, avec des déductions spécifiques (crédit d’impôt, garde d’enfants, dons, etc.), l’impôt baisse et le net après impôt remonte. L’ordre de grandeur reste néanmoins : plus de 2 000 € envolés chaque mois entre cotisations et impôt.

Cadre, non-cadre, public, privé : pourquoi les montants varient ?

À salaire brut égal, vous pouvez avoir des écarts de plusieurs centaines d’euros sur le net selon votre statut et votre secteur. Quelques cas concrets :

Cas 1 : Cadre du privé à 90 000 € brut/an

Cas 2 : Non-cadre (plus rare à ce niveau, mais possible, par exemple en commercial avec forte ancienneté)

Cas 3 : Secteur public (fonction publique, assimilé)

Morale : ne comparez jamais un brut privé et un brut public sans regarder les détails. Et même dans le privé, ne vous fiez pas aux comparaisons rapides entre collègues sans avoir vos bulletins sous les yeux.

Et le fameux « package 90K », on en parle ?

Autre subtilité fréquente dans les offres d’emploi : le « package ».

Un recruteur peut vous dire « le package est à 90K », ce qui ne veut pas forcément dire 90 000 € de salaire brut fixe. La somme peut inclure :

Deux scénarios très fréquents sur le terrain :

Scénario A : 90 000 € de fixe

Scénario B : 70 000 € fixe + 20 000 € variable « cible »

Vous comprenez pourquoi il est vital de demander « On parle de 90K de fixe, ou package fixe + variable ? ». Un package mal compris peut faire une différence de plus de 1 000 € nets par mois dans votre budget réel.

Coût de la vie : 4 200 € net, ce n’est pas la même chose à Paris ou à Lyon

90 000 € brut/an, sur le papier, c’est un excellent salaire. Mais votre pouvoir d’achat réel dépend énormément de votre lieu de vie.

À Paris / région parisienne, avec 4 000 à 4 300 € net par mois :

En grande ville de province (Lyon, Nantes, Bordeaux, Lille…) :

C’est d’ailleurs un point que de plus en plus de candidats utilisent en négociation : accepter un salaire légèrement inférieur à 90K, mais avec un télétravail massif ou une localisation moins chère, revient parfois à gagner plus en net disponible chaque fin de mois.

90 000 € brut en indépendant : attention au faux ami

Autre comparaison piégeuse : le salarié à 90K brut/an versus le freelance qui « facture 90K par an ».

Si vous êtes en portage salarial ou en micro / société, les calculs n’ont plus rien à voir :

Un freelance qui facture 90 000 € de chiffre d’affaires annuel se retrouvera souvent avec un revenu net réellement disponible inférieur à celui d’un salarié à 90K brut, surtout sans ancienneté ni gros volume de jours facturés.

À l’inverse, un freelance expérimenté qui facture, par exemple, 500 à 600 € par jour sur 180 jours par an, dépasse largement les 90K de CA et peut dégager plus de revenu net qu’un salarié. Mais ce n’est plus la même prise de risque, ni les mêmes protections.

90 000 € brut : bon, moyen, élevé pour votre métier ?

Autre question que je rencontre souvent en coaching : « On me propose 90K, est-ce que je suis bien payé ou pas ? »

La réponse dépend de plusieurs paramètres :

Pour savoir si 90K est un bon niveau pour vous, appuyez-vous sur :

La bonne question à se poser n’est pas seulement « 90K brut, ça fait combien en net ? », mais aussi : « 90K, est-ce que ça rémunère justement mes compétences, mon marché et mes responsabilités ? »

Comment utiliser ces chiffres en entretien et en négociation salariale

Savoir que 90K brut ≈ 5 700 € net avant impôt ≈ 4 200 € après impôt, ce n’est pas juste de la curiosité mathématique. C’est un outil de négociation.

Quelques usages très concrets :

Autrement dit : ne négociez pas à l’aveugle. Vous devez savoir à quoi correspond chaque tranche de brut en net réel, au moins à 200 ou 300 € près.

Trois actions à tester dès cette semaine

Pour ne pas laisser ces chiffres dans un coin de votre tête, voici trois actions simples à mettre en pratique dans les jours qui viennent.

Vous saurez alors, chiffres à l’appui, si un « 90 000 € brut » vaut vraiment le changement de job, de ville… ou d’exigences.

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