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Quel bilan faire pour se reconvertir dans un nouveau métier et construire un projet professionnel solide

Quel bilan faire pour se reconvertir dans un nouveau métier et construire un projet professionnel solide

Quel bilan faire pour se reconvertir dans un nouveau métier et construire un projet professionnel solide

Se reconvertir, ce n’est pas juste “changer de boulot”. C’est répondre à une question beaucoup plus simple et beaucoup plus exigeante : dans quoi avez-vous envie (et la capacité) d’investir les 10 prochaines années de votre vie professionnelle ?

Et ça, ça ne se fait pas en cliquant sur “Je me forme au métier le plus recherché en 2025”. Le vrai point de départ, c’est un bilan sérieux, lucide, qui vous évite de passer d’un job qui ne vous convient plus… à un autre job qui ne vous conviendra pas davantage.

Dans cet article, je vous propose une méthode de bilan pour préparer une reconversion solide, réaliste et motivante, avec des questions concrètes, des exemples et des actions à poser dès cette semaine.

Pourquoi un vrai bilan est indispensable avant de se reconvertir

Beaucoup de projets de reconversion échouent pour une raison simple : ils partent d’une émotion (“je n’en peux plus de ce job”) plutôt que d’un diagnostic (“voilà ce qui ne me convient plus, et voilà ce que je veux à la place”).

Deux scénarios typiques que je vois souvent :

Un bon bilan sert exactement à éviter ces deux pièges. Il permet de :

Étape 1 : faire l’inventaire de ce que votre parcours vous a déjà appris

Avant de penser “nouveau métier”, commencez par regarder le vôtre comme un terrain d’entraînement. Même si vous avez l’impression d’avoir “perdu du temps”, vous avez forcément accumulé des compétences utiles pour la suite.

Je vous conseille de procéder en trois colonnes.

Colonne 1 : les faits (sans jugement)

Notez :

Objectif : décrire, pas évaluer. Par exemple : “Responsable de magasin – gestion d’une équipe de 10 personnes, suivi du chiffre d’affaires, gestion des stocks, relation client.”

Colonne 2 : les compétences transférables

Pour chaque expérience, posez-vous :

Exemples :

Colonne 3 : ce qui vous a plu… et ce que vous ne voulez plus

C’est ici que le bilan devient utile pour la reconversion :

Vous pouvez poser un code simple :

L’objectif n’est pas de trouver “le” métier à ce stade, mais de dégager des constantes. Par exemple : “J’aime expliquer et accompagner, je déteste la prospection commerciale”, ou “Je suis à l’aise dans des contextes structurés, je souffre dans le flou permanent”.

Étape 2 : clarifier vos motivations réelles de reconversion

Dire “je veux me reconvertir” ne suffit pas. Pourquoi maintenant ? Qu’est-ce qui, si ça changeait, ferait une vraie différence pour vous ?

Posez-vous frontalement ces questions :

Ce n’est pas pour “casser” votre projet, c’est pour éviter de tout balayer alors que parfois, un ajustement ciblé (fonction, environnement, management) peut suffire. Et si, malgré tout, l’envie de reconversion reste forte, elle sera d’autant plus solide que vous aurez fait ce tri.

Étape 3 : définir vos contraintes non négociables

Un projet réaliste, c’est un projet qui tient compte de vos contraintes. Faire comme si elles n’existaient pas, c’est le meilleur moyen de s’épuiser puis de renoncer.

Listez noir sur blanc :

Ce cadre n’est pas là pour brider votre projet, mais pour l’aider à tenir dans la durée. Un métier qui coche toutes vos envies mais explose vos contraintes ne tiendra pas plus de quelques mois.

Étape 4 : clarifier votre profil : appétences, talents et rythme de travail

Ici, on sort des intitulés de poste pour aller vers votre “mode de fonctionnement naturel”. On cherche à savoir :

Pour vous aider, repensez à :

Notez les verbes qui reviennent : expliquer, résoudre, organiser, négocier, créer, vérifier, écouter, réparer, animer, décider… Ce sont des indices forts pour votre futur métier.

Étape 5 : transformer le bilan en pistes de métiers concrets

Une erreur fréquente, c’est de passer directement de “ce que je n’aime pas” à un intitulé de poste. Il manque une étape : traduire votre bilan en critères de futur métier.

À partir des étapes précédentes, formulez par écrit :

Puis, seulement après, commencez à chercher des métiers qui peuvent correspondre à ces critères :

Une bonne pratique consiste à construire une “shortlist” de 2 à 4 pistes de métier à explorer, plutôt que de se fixer tout de suite sur une seule. Cela vous permet de comparer, de tester et d’éviter l’effet “tout ou rien”.

Étape 6 : valider vos pistes sur le terrain (et pas seulement sur Google)

Sur le papier, presque tous les métiers peuvent paraître attractifs. C’est sur le terrain que les choses se clarifient vraiment.

Votre objectif : passer de “je crois que ce métier me plairait” à “j’ai parlé avec 3 personnes qui le font et j’ai vu à quoi ressemble une vraie journée de travail”.

Vous pouvez :

Voici un exemple de message LinkedIn ou mail que vous pouvez adapter :

“Bonjour [Prénom],
Je me permets de vous contacter car je suis en réflexion de reconversion professionnelle et je m’intéresse de près au métier de [métier].

Je ne cherche pas un poste, mais à mieux comprendre la réalité du quotidien dans ce métier (missions, rythme, évolutions possibles, compétences clés…).

Accepteriez-vous de m’accorder 20 à 30 minutes d’échange (téléphone ou visio) dans les prochaines semaines, à la date et l’horaire qui vous arrangent ?

Merci d’avance pour votre aide, et bonne journée,
[Votre prénom]”

Chaque échange doit vous permettre de vérifier :

À ce stade, il est normal de “décrocher” certaines pistes. C’est une bonne nouvelle : mieux vaut se rendre compte maintenant qu’un métier ne vous convient pas plutôt qu’après 18 mois de formation.

Étape 7 : construire un projet professionnel structuré

Une fois que vous avez :

vous pouvez formaliser un projet professionnel solide. Pas un roman, mais un document simple qui tienne sur une ou deux pages, avec :

Ce document a plusieurs avantages :

Faut-il se faire accompagner pour ce bilan ?

Peut-on faire ce travail seul ? Oui. Est-ce que c’est plus facile avec un regard extérieur ? Très souvent, oui.

Quelques options possibles :

Un bon indicateur : si vous tournez en rond depuis plus de 6 mois avec des idées de reconversion sans réussir à les trancher, un accompagnement est probablement un bon investissement.

Pour éviter les fausses bonnes idées de reconversion

Avant de refermer ce chapitre, quelques signaux d’alerte que je vois souvent :

Un projet solide ne nie pas ces difficultés, il les anticipe.

Trois actions à lancer dès cette semaine

Si vous avez lu jusqu’ici, c’est que la reconversion n’est pas juste une idée vague. Pour transformer cette envie en projet structuré, voici trois actions très concrètes à lancer dès maintenant.

Se reconvertir n’est pas un saut dans le vide, c’est une série de décisions prises avec méthode. Un bon bilan n’est pas là pour vous dire quoi faire, mais pour vous donner des bases solides pour choisir en connaissance de cause. Le reste se joue ensuite dans l’action, une étape après l’autre.

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